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Tendeurs cyanosés

Allégée par son rictus inversé
La veuve des serpents, déesse d'odorat
Fait pousser son caddie par une reine au fort beau nez
Vient à l'aube l'hétéronomie du tracas

Ô Camille ton humour suscite rires et gloussements
tes causes sont souvent justes, tu ne seras jamais seule,
Tu parles fort, evidemment,
mais Camille, Ô Camille, s'il te plait, ta gueule !

Conjoncture coordinatrice
Qui délaisse le chômage structurel
Je vais maintenant descendre les poubelles
Et m'évader dans la matrice.
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# Posté le mercredi 28 mars 2007 09:34

Modifié le mercredi 04 avril 2007 10:10

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Syndrôme arachnéen

Sur ton monochrome anarchique
L'épitaphe de ta vie immuable
La douceur de la feuille d'érable
Qui, de son odeur, assome les colchiques

Eloge à toi, frère liliputien
sur ton visage, un rictus s'esquissait
Qui venant de toi paraissait
Sorti des méandres cartésien

Ton myocarde ne frémit plus à présent
car le rachitisme t'as carotté la vie
Et dans une expiration tu t'évanouis
Dans un rêve amincissant

# Posté le mercredi 28 mars 2007 09:46

Modifié le mercredi 04 avril 2007 10:08

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Toxicité virulente

Ta grande procrastination
Des tubulures ordinaires
des verres luisants sans terre
Hypocondries de la réincarnation

Douloureuses errances
des joutes oratoires
Palindrôme des rixes incantatoires
Polygamie de transe

Le hareng saur est bien nourri
de toi à moi
et de moi à toi
Qui de son paroxysme s'évanouit

L'acnée du phacochère transi
Instaure une transhumance aléatoire
Et de son capharnaüm voit les déboires
De sa purulence d'ordalie

# Posté le mercredi 28 mars 2007 09:55

Modifié le mercredi 04 avril 2007 10:03

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Le train à destination de Milan va entrer en gare voie 5

Antropophagie socialiste soviétique
Qui de son paroxysme atteint le sommet
Quand de ma plume, j'écris ce sonnet
Que nul autre ne voit que l'extatique

Barroudeurs des champs de blé fanés
Quelle étrange supposition te gouverne
Toi et ton myocarde subalterne
Le solipsisme a encore frappé

Indigo de rage tu devians alors
Car te résiste le coffre-fort
Oublie ta spontanéité édulcorante

Sèche ta vision si transparente
La supernova parcourt la voie lactée
De ton incongru esprit rapiécé

# Posté le mercredi 28 mars 2007 10:13

Modifié le mercredi 04 avril 2007 09:59

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Y'a un lézard dans ma soupe

La voiture systématique, automatique, hydrotique
Mon interprétation circonscrite n'en est pas moins incandescente
C'est du tonnerre de grèce, elle en chamboulerait mon éthique
L'aristocratie nyctalope de Ruth n'est rien face à la philosophie de Kant

La floriture de mon surmoi
En friture je te l'envois
Dans mon potage il y a un réverbère
Qui, de ce pas alerte, te fait brouter ce bevédère ?

Le cheval fringuant de ta déconfiture
Oublie trop souvent la multiprise à ordure
Spinoza expérimente une tasse de chocolat

Pour qu'enfin à l'eveil des toundras.
Il se meut tel un phoque du jurassique
Et se plie à une assiette métaphysique

# Posté le mercredi 28 mars 2007 10:26

Modifié le mercredi 04 avril 2007 09:55